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26/08/2011

Emploi : accrochez-vous, ça repart en 2030

Besoin d'une raison de déprimer en cette fin de semaine? Au cas où la météo catastrophique du week-end à venir et l'approche de la rentrée des classes avec son odeur de cartable neuf, ne vous suffiraient pas. Au cas où, face à l'annonce des chiffres du chômage chaque mois plus catastrophique dans l'Hexagone, vous ayez encore envie d'y croire.

J'ai dans mes besaces de quoi vous assommer. Selon une étude prospective du Centre d'analyse stratégique, que révèle ici le blog de la rédaction du Monde-Economie, ça va repartir sur le front de l'emploi, en effet. Mais... en 2030, environ.

Allez on s'accroche, plus que 19 ans d'actualisations mensuelles à tenir. Ne m'en voulez pas, je ne vous expliquerai pas pourquoi ça reprend en 2030. Pas le temps, j'ai des médicaments à prendre et le gaz à ouvrir.

24/08/2011

La réunion collective obligatoire (Joies de Pôle Emploi, chapitre 1bis)

images?q=tbn:ANd9GcSC38O3UfBEHn3pgTK6jOXFQtnt1TE1EjD0fjxr2irPdzjpMqAsFwDébut du mois de juin. Fraîchement sortie de congé maternité, je viens de me ré-inscrire sans trop de diffilculté à Pôle Emploi. Mon CV est refait à neuf, mon bébé est bien gardé - dans le merveilleux cas où je trouverais très vite un job - et j'envoie mes premières candidatures, bref, ma recherche d'emploi reprend tranquillement.

Quand soudain, la voilà (coup de tonnerre et musique de film à suspense).

Une enveloppe tamponnée Pôle Emploi m'attend dans ma boîte aux lettres. Je suis convoquée après-demain (après-demain!!!) à une réunion "me concernant". Et devinez quoi, si je ne m'y rend pas sans motif valable, je risque la radiation (re-coup de tonnerre, re-musique de film dramatique). Je connais bien mon Pôle, je sens que cette réunion "me concernant" risque d'être totalement à côté de la plaque. Mais vu les arguments utilisés, devinez quoi, je vais m'y rendre.

Le surlendemain, 8h50.

Vision cauchemardesque. Petit matin blême et frais de début d'été (oh, hé, je suis Parisienne, je vous rappelle). Une petite foule aux yeux gonflés poireaute devant les locaux de Pôle Emploi. J'hallucine : il y a au moins une cinquantaine de personnes devant les rideaux baissés. Mais non, mais non, calme-toi ma grande, ils ne peuvent pas TOUS être convoqués à la même réunion que toi. C'est simplement un Pôle Emploi très fréquenté, voilà tout.

Ouverture des locaux, les chômistes s'engouffrent à l'intérieur. A croire qu'ils sont pressés d'y aller. Une conseillère Pôle Emploi se plante au milieu et beugle : "Les personnes CONVOQUEES A LA REUNION, METTEZ-VOUS SUR LA DROITE". Aaarg. Tout le monde se range sur la droite, convocation à la main. Exactement ce que je craignais: pour un meilleur "suivi personnalisé", nous sommes une soixantaine à être convoqués en même temps.

A la queue leu leu (tout le monde s'éclate...), nous montons vers la salle de réunion et nous installons dans les sièges plastique, vous savez, ces horribles sièges baquet marron pas confortables, ceux dans lesquels vos jambes ne touchent pas le sol si vous faites moins d'1.65m... on s'en fout? Ok, on s'en fout.

Je m'installe dans mon siège baquet, donc, et  mes pieds ne touchent pas le sol. Face à la foule des chomistes, un monsieur bien propre, costume-cravates-lunettes et Power Point allumé. Il porte un joli badge Ramstatt*, la célèbre agence d'interim et de placement qui étale ses pubs à la télévision. L'écran du rétro projecteur affiche l'intitulé de la réunion (et là, excusez moi de ne pas en retrouver les termes exacts tellement j'ai vu rouge en les lisant). " Pour le retour à l'emploi après un licenciement économique".

Grmblblbll. J'en étais sûre, je ne suis pas du tout concernée, vu que recherche un emploi à la suite d'une fin de CDD et d'un congé maternité. Je me dandine sur mon siège baquet marron et sitôt après l'appel (ce que j'aime, à Pôle Emploi, c'est ce souci permanent de ne rappeler aucune situation humiliante du milieu scolaire), je lève la main, à l'école comme à l'école.

"- Excusez-moi, mais il doit y avoir un souci, je ne pense pas être concernée par la réunion. Je ne suis pas licenciée économique.

Monsieur Propre, un peu géné, m'explique qu'il n'est pas de Pôle Emploi et que je dois m'adresser à la gentille dame qui vient de faire l'appel.

- Oui , mademoiselle, votre nom? Ah oui, en effet, il doit y avoir une erreur. (Et alors, et alors? Mais dis-moi que je peux partir. Laissez-moi tranquille!) Je le note. On verra ça à la fin de la réunion.

P****n. J'ai la bougeotte et l'impression désagréable d'être obligée d'assister au cours de physique quantique de mme Dugenou alors que je suis en première Littéraire. Je reste quand même. Trop peur de risquer la radiation.

En attendant, ma petite sortie a déclenché une vague de protestation. Les mains se lèvent : "Et moi? J'ai 57 ans, dans deux mois je suis en pré-retraite, ça ne me concerne pas! " "Moi j'arrive pas à trouver de travail parce que je porte le foulard, alors c'est pas ça qui va m'aider!" "Et moi alors, je viens de passer auto-entrepreneur et je crée mon activité, c'est là-dessus que je voudrais des renseignement".

Monsieur Bramstatt rosit à vue d'oeil et ça ne m'étonnerait pas qu'il commence à transpirer dans sa chemise viscose. Il sent visiblement sa belle réunion lui échapper. Je me demande (comme lui?) s'il va réussir à mater la rebellion des chômistes à la seule force de sa mèche bien soignée. "Mais si, mais si, j'ai de nombreux conseils qui peuvent tous vous intéresser, même si vous n'êtes pas tout à fait concerné par le plan présenté aujourd'hui. C'est la motivation qui compte !Attendez la fin de ma présentation".

On a sagement attendu. Les smartphones ont crépité, l'assemblée à pas mal bavardé, Monsieur Bramstatt m'a fait un peu pitié. A la fin de la réunion, une petite dizaine de demandeurs d'emploi sur la soixantaine présente sont allés s'inscrire à son plan d'accompagnement. Il avait l'air plutôt content.

23/08/2011

Chuis à nouveau chômeuse! (ou : Maman cherche du travail)

Pôle emploi, me revoilà!

Y a eu comme un blanc de quelques mois dans ce blog. Le temps pour moi, depuis le dernier post, de faire: un congé maternité, un garçon, plusieurs nuits blanches, 1864 biberons et à peu près autant de changement de couches. Puis de me ré-inscrire à Pôle Emploi. (Je ne perds pas de vue aussi vite les choses essentielles de la vie.)

Depuis quelques semaines, donc : je ne suis plus en congé maternité, je fais quand même des biberons, tout autant de changement de couches. Ah oui, et accessoirement, je cherche un boulot. Je dirais même plus : je cherche désespérément un boulot. Avec une motivation qui force l'admiration. Messieurs les DRH, un conseil:  embauchez des jeunes mamans, vous ne trouvez pas jeunes recrues plus à bloc. Parce qu'après plusieurs mois passés à répondre en boucle : "oui, l'accouchement s'est bien passé", "non, il prend des biberons", "oh oui, ça change la vie, c'est sûr" et à parcourir des forums sur les vertus comparées des biberons verre ou plastique, même la perspective de changer une ramette de papier dans l'imprimante paraît sexy. Ou trier des trombones. Ou coller des enveloppes.

Jusqu'à maintenant, je m'estime heureuse, le Pôle m'a plutôt laissée mener en paix ma recherche d'emploi de mon côté. Sauf la fois où j'ai été convoquée par erreur à une réunion destinée aux salariés fraîchemengt licenciés. Ah oui, et cette autre fois où j'ai reçu une offre "raisonnable" d'emploi, à laquelle j'étais cordialement obligée de postuler sous peine de radiation. Pour un poste pour lequel je n'avais pas les qualifications nécessaires.

Pôle Emploi, me revoilà...

 
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